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Gants de protection : comprendre la norme EN 388 et bien choisir

Sur l’étiquette d’un gant de protection figure un pictogramme (un marteau) suivi de quatre chiffres et d’une ou deux lettres. Ce code est la fiche d’identité du gant face aux risques mécaniques.

1. Lire le code EN 388

Les quatre chiffres indiquent, dans l’ordre : la résistance à l’abrasion (de 0 à 4), à la coupure par lame (de 0 à 5), à la déchirure (de 0 à 4) et à la perforation (de 0 à 4). Plus le chiffre est élevé, meilleure est la performance. Une lettre de A à F peut indiquer la résistance à la coupure selon un second essai, et la lettre P une protection contre les chocs.

2. Partir du risque, pas du gant

Manutention et maçonnerie : abrasion et perforation. Verre, tôle, métal : coupure. Produits chimiques : gants conformes à la norme EN 374. Soudage ou surfaces chaudes : norme EN 407. Un gant très protecteur est souvent moins souple : cherchez le meilleur compromis pour le poste.

3. Le revêtement compte

L’enduction (nitrile, latex, polyuréthane) change l’adhérence, la tenue à l’huile, la respirabilité. Un revêtement nitrile convient bien aux environnements gras ; une enduction légère garde la dextérité pour les gestes précis.

4. La taille et le confort

Un gant trop grand gêne et peut se coincer ; trop petit, il fatigue la main et se déchire. Proposez plusieurs tailles et laissez les utilisateurs essayer.

5. Quand remplacer

Dès qu’un gant est troué, durci, déformé ou imprégné de produit, il ne protège plus. Prévoyez des paires de rechange sur le chantier.

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